Dimension sociale

Santé et sécurité au travail

GRI 403

Approche managériale

GRI 103
(103-1, 103-2, 103-3)

Pertinence

La sécurité au travail et la protection de la santé (STPS), y compris la protection de l'intégrité physique et mentale des collaborateurs et des tiers sont, au sens d'Alpiq, des valeurs qui doivent être protégées à tout prix. C'est pourquoi Alpiq s'efforce constamment de prendre toutes les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif aussi bien dans ses sociétés que dans les entreprises dans lesquelles elle a des participations minoritaires.

Approche managériale et évaluation

Etant donné que la plupart des collaboratrices et collaborateurs d'Alpiq travaillent dans des bureaux, il n'existe chez Alpiq aucun système de gestion STPS commun à l'échelle du Groupe. Les bureaux nationaux, ou encore les centrales exploitées à l'étranger par leur propre personnel, ont beaucoup plus tendance à utiliser un système de gestion STPS local.

A l'avenir, les bureaux nationaux et les centrales devront également accentuer leur collaboration sur ce point; en même temps, l'harmonisation des approches communes est visée. C'est pourquoi nous avons créé en 2021 un «modèle-cadre de sécurité au travail et de protection de la santé» (Health & Safety Policy). En parallèle, cela a permis d'exprimer plus clairement l'engagement de la Direction générale. Ce modèle-cadre a été signé le 8 septembre 2021 par Antje Kanngiesser (CEO) et Sascha Lanig (Head of HR). Il définit les principes essentiels dont l'application servira de base à notre travail dans les années à venir.

Politique de santé et de sécurité

Système de gestion de la santé et la sécurité au travail

GRI 403-1

Tous les systèmes de gestion STPS des bureaux nationaux étrangers sont certifiés ISO 45001. En Bulgarie, Alpiq Wind Services a obtenu de nouveau en 2021 la certification ISO 45001.

En Italie, le champ d'application de la certification, qui ne couvrait jusqu'ici que les centrales thermiques, a été étendu aux énergies renouvelables, au cours de l'année sous revue.

D'autres domaines opérationnels d'Alpiq, dont le personnel effectue occasionnellement des inspections sur des installations de production d'énergie, conçoivent les mesures de sécurité au travail sur la base d'un système de gestion non certifié ou selon le système de la CFST (Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail). Vous trouverez plus de détails au point «Collaborateurs couverts par un système de gestion de la santé et de la sécurité au travail» (403-8).

Alpiq confie une grande partie de sa gestion et de sa maintenance à des sociétés tierces. Comme le mentionne explicitement le modèle-cadre STPS, la sécurité et l'intégrité de celles-ci constituent une préoccupation particulière d'Alpiq. Vous trouverez plus de détails au point «Prévention et atténuation des incidences sur la santé et la sécurité au travail directement liées aux relations commerciales» (GRI 403-7).

Identification des dangers, évaluation des risques et enquêtes sur les incidents

GRI 403-2

Dans le cadre de leurs obligations générales, les employeurs de tous les pays dans lesquels Alpiq opère sont tenus de procéder à des évaluations des risques en matière de sécurité au travail et assument la responsabilité globale de l'identification, de l'évaluation et du contrôle des risques. C'est pourquoi des évaluations de risques spécifiques aux sites et aux technologies ont été mises en place conformément aux dispositions de la législation locale. En outre, des évaluations de risques supplémentaires sont effectuées, le cas échéant, en ce qui concerne les risques d'interférence, avec des entreprises étrangères.

Les évaluations de risques sont préparées par des personnes qualifiées, qui font appel à des conseillers externes si nécessaire. Les documents sont révisés régulièrement à l'occasion de l'introduction de nouveaux équipements de travail, de nouvelles machines ou de nouvelles substances; lors de la modification des procédures de travail qui pourraient entraîner de nouveaux dangers; ou à la suite de connaissances acquises à la suite d'un accident ou d'un quasi-accident.

La déclaration des incidents et des situations dangereuses est effectuée pour tous les sites conformément aux procédures locales prévues dans le système de gestion respectif. L'objectif général est d'améliorer et de centraliser la culture de déclaration dans l'ensemble du Groupe Alpiq, y compris les déclarations par les travailleurs des entreprises externes.

Tous les incidents, y compris les quasi-accidents, font l'objet d'une enquête. L'objectif est d'identifier les causes sous-jacentes et de prendre les mesures correctives appropriées pour éviter par-là la reproduction d'un incident similaire. L'importance des enquêtes pour Alpiq ne consiste pas à trouver des responsables, mais plutôt à identifier les défaillances dans le processus de sécurité.

L'année sous revue a été à nouveau marquée par la pandémie de COVID-19. La protection de la santé des employés et le maintien de l'exploitation opérationnelle sont restés des priorités absolues. Toutes les mesures de protection nécessaires ont été systématiquement mises en œuvre. Ainsi, toutes les centrales électriques ont fonctionné conformément aux plans d'urgence et dans le respect des instructions des autorités locales. Outre les mesures d'hygiène habituelles, des mesures supplémentaires ont été introduites lorsque cela s'est avéré nécessaire: entre autres, la séparation stricte des équipes, l'utilisation obligatoire de masques de protection répondant à la norme de sécurité FFP2, l'installation d'appareils de mesure de la température corporelle et les tests réguliers au sein du personnel d'exploitation. Lorsque la situation l'imposait, des événements étaient annulés et remplacés par des conférences virtuelles. Pendant tout le premier semestre ou presque, le télétravail était obligatoire dans le Groupe entier pour les collaboratrices et collaborateurs dont l'activité ne requiert pas obligatoirement une présence sur site. Cette obligation de télétravail a été levée en été, puis réintroduite en fin d'année du fait de l'évolution de la pandémie.

Grâce aux mesures adoptées, les infections parmi les employés ont été maintenues dans des limites étroites. Les rares cas d'infection notés sont survenus dans la grande majorité suite à des contacts privés.

Services de santé au travail

GRI 403-3

La surveillance de la santé dans les centrales d'Alpiq est effectuée par des médecins du travail conformément à la législation nationale. En outre, les supérieurs hiérarchiques doivent veiller à ce que l'état physique général des collaborateurs soit contrôlé et défini comme étant adapté à l'exécution des différents travaux dans les centrales électriques. Par exemple, pour monter sur une éolienne, tous les collaborateurs d'Alpiq concernés sont tenus de passer un examen de santé au travail pour les «travaux en hauteur comportant un risque de chute», même si la loi ne l'exige pas.

Dans les centrales nucléaires dans lesquelles Alpiq détient des parts en Suisse, la surveillance et l'enregistrement des niveaux de rayonnement des collaboratrices et collaborateurs sont contrôlés par l'IFSN et fixés par les directives IFSN-B09, IFSN-G12 et IFSN-G13.

Formation des collaborateurs à la santé et à la sécurité au travail

GRI 403-5

Alpiq veille à la formation adéquate de tous ses collaboratrices et collaborateurs aux questions de STPS.

Les objectifs des formations STPS sont déterminés en fonction des risques auxquels sont exposés les collaboratrices et collaborateurs dans l'exercice de leurs fonctions. Les plans de formation sont établis par année civile et sur la base des formations et cours de remise à niveau prévus par la loi.

Les collaboratrices et collaborateurs ayant accès aux domaines à sécurité élevée, tels que les zones contrôlées des centrales nucléaires, sont instruits et formés en conséquence. Sans cette formation, l'accès à ces zones reste interdit.

Dans un souci d'amélioration continue de la sécurité et de la culture de sécurité, la centrale nucléaire de Gösgen a ouvert en 2021 le centre « Human Reliability Organisation (HRO) ») à des fins d’éducation et de formation. Cette formation HRO est obligatoire pour le personnel de la centrale et pour les collaboratrices et collaborateurs de l'unité opérationnelle Nuclear Power Generation d'Alpiq.

Prévention et atténuation des incidences sur la santé et la sécurité au travail directement liées aux relations commerciales

GRI 403-7

De nombreux travailleurs qui ne sont pas des employés d'Alpiq travaillent sur les sites d'Alpiq. Ces prestataires sont donc soigneusement sélectionnés en tenant compte de critères de sécurité au travail stricts. La plupart d'entre eux disposent d'un système de gestion STPS certifié. Lorsque cela n'est pas possible, les activités sont particulièrement surveillées du point de vue STPS.

Au cours de l'année sous revue, nous avons tenu un atelier sur les questions de STPS avec de nombreux prestataires externes qui interviennent dans plusieurs petites centrales hydroélectriques d'Alpiq en Suisse. Cet événement d'une journée, composé d'une partie théorique et d'une partie pratique, avait pour objectif de sensibiliser le personnel des sociétés tierces aux questions de STPS et de leur transmettre les normes Alpiq.

Les prestataires des centrales nucléaires sont soumis aux mêmes dispositions de sécurité de la compagnie suisse d’assurance accidents (SUVA) et de l'IFSN que les collaboratrices et collaborateurs internes de la société de centrale. Le respect et le contrôle de ces dispositions incombe à la SUVA ou à l'IFSN.

Collaboratrices et collaborateurs couverts par un système de gestion de la sécurité et de la protection de la santé au travail

GRI 403-8

83 % du personnel total d'Alpiq exercent dans des bureaux (trading, finances, RH, service juridique, communication, etc.). Ils sont essentiellement basés en Suisse, mais aussi en Europe. Ces collaboratrices et collaborateurs ne sont pas couverts par un système de gestion STPS certifié.

En Europe, 95 % des collaboratrices et collaborateurs d'Alpiq impliqués dans l'exploitation des installations de centrales suivent un système de gestion certifié ISO 45001.

En Suisse, la protection du personnel d'exploitation des centrales est assurée par le système de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail CFST.

Accidents du travail

GRI 403-9

Au cours de l'année sous revue, cinq cas d'accidents du travail ont été signalés dans le Groupe Alpiq. Les déclarations sont établies par les organisations nationales conformément aux exigences des compagnies d'assurance accident locales respectives.

Un collaborateur à l'étranger a été blessé de manière moyennement grave lors d'un accident dont il n'était pas responsable, sur le chemin du travail. En raison de la pandémie de COVID-19, le traitement médical a été retardé, donnant ainsi lieu à un arrêt de travail de 100 jours. En dehors de ce cas, aucun accident du travail grave n'a été signalé au cours de l'année sous revue.

Alpiq n'est actuellement pas en mesure de collecter des données détaillées sur les nombres d'accidents du personnel d'exploitation de sociétés tierces. Cependant, aucun accident grave n'a été signalé sur les installations d'Alpiq au cours de l'année sous revue. Alpiq n'a connaissance que de cas isolés d'accidents du travail légers sans arrêt de travail.

Ce nombre faible d'accidents de travail reflète le niveau de conscience élevé en matière de sécurité. Alpiq s'efforce de maintenir le nombre d'accidents du travail au moins à ce faible niveau.

Dans les centrales nucléaires dans lesquelles Alpiq détient des parts, les collaboratrices et collaborateurs n'ont pas été exposés à un niveau de rayonnement supérieur aux limites légales au cours des années civiles 2020 et 2021. Vous trouverez plus d'informations dans le Rapport sur la radioprotection 2020 de l'IFSN (ENSI-AN-11075). Le Rapport sur la radioprotection 2021 de l’IFSN sera publié mi-2022.